Bilan de « Maladies rares : Une priorité mondiale pour l'équité », événement du Comité des ONG pour les maladies rares
Le bilan de la quatrième réunion de haut niveau du Comité des ONG pour les maladies rares est en ligne. Ce colloque, intitulé « Maladies rares : Une priorité mondiale pour l'équité », a célébré l'adoption de la première résolution des Nations unies sur les personnes vivants avec une maladie rare, et sur leurs familles. Organisé dans le cadre de l’édition 2022 de la Journée internationale des maladies rares, il a notamment réuni les partenaires du Comité, tel Rare Diseases International, la Fondation Ågrenska et EURORDIS (qui sont co-auteurs dudit bilan). Il s'est déroulé lors de l'Exposition universelle de Dubaï (Emirats arabes unis), ainsi qu'en ligne.
La mise en œuvre de la résolution de l’ONU, aux niveaux national (ouverture à des initiatives de plaidoyer) et international (engagement politique), a été explorée, de même que les possibilités de coopération internationale dans le domaine des maladies rares, en particulier sur le continent africain. Avec un total de 104 pays représentés, 1017 personnes ont participé à cet évènement, notamment des représentants d'agences des Nations unies, d'États membres de l'ONU et d’organisations nationales et internationales de patients.
La résolution établit des lignes directrices claires sur lesquelles il convient d'assurer un suivi, notamment en termes :
- de droits de l'homme et d'inclusion,
- de soins appropriés,
- d'action nationale,
- d'inclusion des patients dans le suivi et l'évaluation des objectifs de développement durable de l'ONU),
- d’avancées dans le domaine des maladies rares auprès de l'Assemblée générale.
Les parties prenantes ont ainsi convenu que les futures campagnes de plaidoyer devraient viser à atteindre l'équité mondiale pour les maladies rares, sur la base du principe de non-discrimination, tout en faisant progresser les principaux piliers des ODD (Objectifs de développement durable), notamment :
- l'accès à l'éducation et à un travail décent,
- la réduction de la pauvreté,
- la lutte contre les inégalités entre les sexes, le soutien à la participation à la société.
En ce qui concerne la région africaine, les participants ont exprimé leur inquiétude face aux difficultés rencontrées dans plusieurs pays, notamment en termes d'accès au diagnostic, d'accès aux soins de santé, de stigmatisation dont elles font l'objet, et d'absence de politiques nationales adéquates. Une feuille de route et des recommandations pour les futures actions de plaidoyers dans la région ont été établis, et soulignent l'importance de l'éducation au niveau local sur les maladies rares pour favoriser l'inclusion, la formation des associations de patients et de leurs membres pour assurer un leadership national fort, la production de données significatives sur les maladies rares, ainsi que le renforcement des politiques publiques. Les parties prenantes ont convenu de l'importance de soutenir les efforts locaux au niveau international, notamment en termes de coordination des efforts de sensibilisation, de renforcement des capacités et d'autonomisation des communautés de patients.
Les prochaines étapes pour la communauté mondiale des maladies rares ont été identifiées, notamment :
- la collaboration avec l'OMS, afin de renforcer les systèmes de soins de santé et de parvenir à une couverture sanitaire universelle pour les patients,
- l'identification d'autres organismes des Nations unies, afin de développer une approche holistique des maladies rares.









