HAS & Dépistage néonatal : VLCAD recommandé & Quatre autres maladies reportées

La HAS (Haute Autorité de Santé) a publié une « Recommandation en santé publique » estimant qu’il faut élargir le DNN (dépistage néonatal) en population générale au déficit en VLCAD. Cette réévaluation par la HAS (suite à l’évaluation de 2020) a porté sur quatre maladies, une cinquième n’ayant pas été incluse au final :
- l’Acidurie méthylmalonique (AMM),
- l’Acidurie propionique (AP),
- la Citrullinémie de type 1-(CIT-1),
- le déficit en VLCAD,
- le déficit en ornithine transcarbamylase (OTC). Cette dernière n’a pas été incluse en raison de l’absence de marqueur biologique spécifique permettant de l’identifier par la technique de MS/MS.
Ces ajouts sont la conséquence de l’arrivée de la spectrométrie de masse en tandem (MS/MS). Parmi les quatre maladies évaluées, l’état actuel des connaissances pour trois d’entre elles (AMM, AP, CIT-1) ne permet pas de les proposer au programme national de DNN. Ces maladies sont relativement bien connues, mais ne font pas consensus, la technique de MS/MS risquant notamment de produire un nombre élevé de faux positifs, et ces maladies pouvant se déclarer brutalement avant le rendu des résultats. Pour chacune des quatre maladies, la recommandation reprend les arguments avancés en 2020. Elle pourra être actualisée en fonction de « l’évolution des connaissances scientifiques, de la disponibilité de marqueurs fiables et d’un bénéfice individuel démontré pour l’enfant dépisté ». Pour rendre une maladie éligible, un consensus de plus de 85 % doit être atteint pour chaque critère défini dans la démarche d’évaluation développée en 2020 par la HAS, et consultable depuis mars 2023 sous la forme d’un guide méthodologique.
La recommandation survient après l’ajout de sept maladies rares au DNN, à compter du 1er janvier 2023 (suite notamment à l’avis HAS du 18 octobre 2022), ce qui a porté à treize le nombre de maladies dépistées par le programme de DNN, auquel il faut ajouter la surdité permanente bilatérale (depuis 2014). Ces treize maladies sont détectées via des tests biologiques réalisés à partir d’une goutte de sang séchée sur papier buvard.

