Etude sur le niveau de vie des personnes handicapées
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La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) a publié une étude sur le niveau de vie des personnes handicapées. Il en résulte qu’en 2010, le niveau de vie annuel médian des personnes handicapées âgées de 15 à 64 ans s’élevait à 18 500 euros, soit 2 000 euros de moins que celui des personnes sans handicap. Cet écart s’avère d’autant plus important que la limitation est sévère. Le niveau de vie médian des personnes ayant une limitation sévère était de 16 800 euros.
Présenter un déficit intellectuel, visuel ou cumuler plusieurs types de déficits augmente le risque d’avoir un faible niveau de vie et de vivre sous le seuil de pauvreté, tandis que présenter un déficit moteur léger, psychique légère ou auditif semble moins affecter le niveau de vie. Ainsi, 30% des personnes ayant un déficit intellectuel sévère vivaient sous le seuil de pauvreté en 2010, contre seulement 10 % de celles présentant une déficience auditive. Les écarts s’expliquent, en partie, par des situations familiales et professionnelles très différentes selon le type de handicap.
Recommandations du Groupe de travail européen chargé de l’évaluation de la valeur clinique ajoutée et des processus de financement dans le domaine des maladies rares
L'évaluation du prix et du remboursement des médicaments orphelins en Europe est compliquée en raison du manque de consensus pour les critères et les processus d'évaluation les plus appropriés et de la fine frontière entre durabilité du système de santé et innovation. Afin d’améliorer cela, le Groupe de travail européen chargé de l’évaluation de la valeur clinique ajoutée et des processus de financement dans le domaine des maladies rares (ORPH-VAL) a délibéré sur ce sujet et a fourni un ensemble de recommandations qui ont été publiées dans Orphanet Journal of Rare Diseases.
Composé d'experts en maladies rares, de représentants de patients, de chercheurs, d'experts en évaluation des technologies de santé, de politiciens et de représentants de l'industrie, le groupe a également sollicité l'opinion du grand public au travers d'une consultation publique, débattue lors d’un colloque multi-acteurs organisé par EURORDIS. Ce vaste processus a abouti à un ensemble de 9 recommandations qui, selon les auteurs, sont susceptibles de stimuler le débat actuel sur la coopération entre les agences d’évaluation des technologies de santé en Europe et d'inspirer de futures recherches.