Appui au dispositif visant à mettre un terme aux ‘départs forcés’ de personnes handicapées en Belgique : bilan à un an

L’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a été saisie le 3 décembre 2015 par la Ministre en charge des affaires sociales afin d’assurer le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre du dispositif visant à mettre un terme aux "départs non souhaités" de personnes handicapées en Belgique. L’instruction du 22 janvier 2016 a défini les modalités de ce plan, insistant notamment sur le fait que des actions doivent également être menées pour favoriser le développement de réponses adaptées sur le territoire français pour prévenir et éviter des départs non souhaités. Un an après cette instruction, l’IGAS évalue la mise en place de ce plan et formule dix recommandations pour améliorer l’efficacité des politiques engagées. Il est notamment recommandé de :
- Poursuivre la politique engagée en améliorant son efficacité ;
- Renouveler une mesure budgétaire dédiée à cette politique en 2017, voire en 2018, en la réservant aux 6 régions les plus concernées par les départs vers la Belgique ;
- Inscrire la priorité du déploiement de cette politique publique nationale dans les projets régionaux de santé de ces régions, dans leurs programmes départementaux de création de places, dans les contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens des Agences régionales de santé (ARS) concernées ;
- Fournir aux ARS, et par leur entremise aux Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), aux Départements et aux opérateurs, les statistiques départementales des départs, des retours et des fins de prise en charge en Belgique ;
- Impliquer les établissements ayant une activité de santé mentale, les structures agrées par l’Aide sociale à l’enfance, les organismes tutélaires et les établissements médico-sociaux eux-mêmes dans la mise en œuvre de la politique nationale ;
- Tenir une réunion annuelle de la commission mixte franco-wallonne sous la présidence des ministres ;
- Engager rapidement des travaux, sous l’égide des autorités ministérielles françaises et wallonnes, sur les modalités respectives d’accompagnement ;
- Mettre en œuvre une politique de conventionnement avec les établissements pour adultes.








