25 mesures-phares de la politique de prévention du Comité interministériel de la Santé, dont certaines concernent les maladies rares

Le 26 mars dernier, Edouard Philippe, Premier ministre, et Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, ont réuni un Comité interministériel de la Santé qui a présenté les 25 mesures-phares de la politique de prévention destinées à accompagner les Français pour rester en bonne santé tout au long de leur vie. Ces mesures, parmi lesquelles certaines concernent les maladies rares, concrétisent le premier axe de la Stratégie nationale de Santé.
Un des axes de cette politique de prévention aborde notamment la périnatalité et la petite enfance. Il est ainsi conseillé de supplémenter en vitamine B9 les femmes enceintes et en désir de maternité afin d’éviter les anomalies de fermeture du tube neural, à l’origine de malformations de la moelle épinière. Une autre mesure concerne l’amélioration de la prévention des consommations à risque addictives pendant la grossesse, telles que le tabac et l’alcool, qui peuvent entraîner des anomalies chez l’enfant ou un syndrome d’alcoolisation fœtale. Le Comité interministériel de la Santé a également établi une mesure qui a pour but de mobiliser les industriels pour réduire l’exposition des consommateurs aux perturbateurs endocriniens suspectés de causer des malformations congénitales, une puberté précoce, des troubles du développement neuronal ou de diminuer la fertilité. Enfin, un volet entier est consacré à la santé des personnes en situation de handicap afin de mieux prendre en compte leurs besoins de santé. Il est ainsi conseillé pour ces personnes de réaliser un bilan de santé au moins une fois par an, de mieux prendre en compte la complexité de la prise en charge médicale et de développer la téléconsultation.




